cours de lettre

cours de lettre
Voilà alors depuis un moment je devais mettre en ligne le cours de lettre du mercredi alors tadaaaaaaa
page 1
page 2
page 3
page 4
page 5
page 6

en 6 page merci à notre petite Alienor pour ses cours^^
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 04 novembre 2008 05:07

Ta pas ton livre, idolâtre moi car je t'avance les deux premier chapitre...^^

Ta pas ton livre, idolâtre moi car je t'avance les deux premier chapitre...^^
Suite à un problème de livraison tardif
je met en ligne les page du livre de Paul Auster The brooklyn follies

ici les 5 premieres
et la fin du premier chapitre

ET pour finir le second chapitre >>O<< avec en BONUS la 1ere page du troisieme chapitre
si vous en voulez plus achetez le livre!!! ^^ je fais d'la pub XD
# Posté le mardi 30 septembre 2008 11:34
Modifié le mardi 30 septembre 2008 12:18

Queques pistes sur la disserte du théâtre.......by Madame Français.

ECRIT EAF / dissertation
Victor Hugo a pu affirmer : « Le théâtre est le pays du faux, il y a du fard sur la joue, les arbres sont en carton, les bijoux sont en strass,.. le théâtre est le pays du vrai, il y a des c½urs sur la scène, il y a des c½urs dans les coulisses, il y a des c½urs dans la salle.
________________________________________
Analyse du sujet : la notion de paradoxe vous était donnée par la question sur le corpus. Le sujet proposé l'élargit à l'essence du théâtre : le th est paradoxal dans le sens où c'est un art fait de multiples conventions, un art de l'illusion mais dont Hugo affirme qu'il est au service du vrai.
1/ Le pays du faux :
1.1 on pouvait partir du corpus et élargir à d'autres traits artificiels du jeu du comédien : en effet, le paradoxe du comédien est une bonne illustration de cette opposition entre le faux et le vrai.
♦« Le paradoxe sur le comédien », de Diderot « le comédien n'est pas le personnage, il le joue et le joue si bien que vous le prenez pour tel : l'illusion n'est que pour vous, il sait bien, lui, qu'il ne l'est pas ».
Un comédien peut très bien feindre un sentiment qu'il n'éprouve pas, et peut mal jouer un sentiment qu'il éprouve. Le jeu du comédien n'a rien à voir avec sa propre réalité (cf tx 1 qui va jusqu'à l'inversion). Il se produit un dédoublement qui permet une illusion de réalité sur le spectateur -> but. Le comédien est un « pantin merveilleux », tout l'art du comédien est de faire oublier que c'est un pantin.
♦ le jeu du comédien : face public. 
 Dans le théâtre à l'italienne ou en perspective frontale (spectateurs face aux comédiens), le comédien, pour mieux faire porter sa voix, doit se tourner directement vers le public, autrement dit lui faire face. Cependant, il faut aussi, dans le théâtre traditionnel, que le comédien soit un personnage, qu'il donne l'impression de parler aux autres personnages, donc qu'il se tourne vers eux. La technique consiste alors à ce que le comédien se place de trois quarts ; traditionnellement donc, la diction de dos est interdite. Dès lors, la posture face public a un sens particulier : celui de s'adresser directement au public sans nécessairement tenir compte de la fiction et de l'illusion, ni de l'idée de personnage. Même si le théâtre du Xxème explore d'autres dispositif (ex :, rond sonorisation par micro-HF) permettant aux comédiens de jouer de dos, c'est le face-public qui domine encore aujourd'hui.


♦ « du fard sur les joues » : exemples multiples/ le masque antique/ le théâtre Nô/le théâtre d'ombres / le costume (ex : comedia del arte)

1.2 : tout aussi artificielle, « fausse », la double énonciation propre à la parole entre les personnages : chacun accepte comme si cela allait de soi.

L'histoire du théâtre souligne, au contraire, le fait qu'elle soit codifiée, composée en vue de provoquer une illusion de vrai (ex facile personne ne parle en alexandrin cf Ruy Blas).
♦ prendre l'exemple d'une scène d'expositon classique et voir ce qu'elle a d'artificiel
♦ les monologues sans lesquels on ne saurait rien des pensées du personnage6. Autre artifice du même ordre : l'aparté qui oblige à croire que le personnage présent physiquement sur la scène n'a pas entendu. (Ex extrême le monologue délibératif de la Reine à l'acte II)
♦ la composition d'une tirade

1.3 Ces conventions sont liées à la nature même du théâtre dont la finalité est la représentation dans un espace-temps particulier, celui du théâtre
♦ On pouvait évoquer l'histoire littéraire : le calendrier du théâtre antique, l'attribution de différents espace dans l'amphythéâtre en fonction du rôle des comédiens, ou encore l'invention au XVII du rideau et des « trois coups » Ces derniers sont frappés avant le lever du rideau par un préposé, à l'aide du brigadier. Cette coutume permet essentiellement aujourd'hui d'établir le silence dans la salle et annonce au public l'imminence de la représentation. Mais la vocation de cet usage était tout autre sous l'ancien régime. Chaque coup possédait sa signification propre. Le premier coup était frappé en l'honneur du Roi, le deuxième en l'honneur de la Reine, et enfin le troisième honorait le public. Ils étaient précédés de 11, 12 ou 13 coups rapides suivant le type de pièce.
♦ les règles strictes, dont certaines sont dûes aux contraintes liées à la représentation dans un espace physique clos (Ex : dans les théâtres occidentaux (bâtiments fermés le plus souvent) on est confronté au problème de la disposition de la salle et de la séparation des acteurs (la scène mais aussi les coulisses, les loges) avec les spectateurs (les sièges mais aussi le hall d'entrée, le foyer, etc.) l'éclatement de la règle des trois unités tel que Hugo l'expose dans ses nombreuses préfaces, se fait au travers du blâme de l'artifice de telles conventions au nom de la vraisemblance, c'est-à-dire de l'illusion du vrai.
♦ « les arbres sont en carton » / le décor. Celui-ci est censé représenter un élément réel, alors que chacun voit bien qu'il est fictif. Les spectateurs (mais aussi les acteurs) feignent de croire à la réalité de morceaux de carton, de bois, de tissu. De même, ils feignent de croire que les éclairages sont ceux du soleil, du clair de lune etc. (ex : Dans le théâtre classique, on privilégie deux décors : « la palais à volonté » et « la place de ville » lieux propices aux rencontres / cf Racine)
Qu'est-ce donc que le faux au théâtre si ce n'est le théâtre lui-même tout entier? Du fait des nombreux facteurs qui interviennent dans la représentation, il nécessite, plus qu'un autre art, des conventions qui font éclater les contraintes imposées par la réalité et permettent à l'illusion de se réaliser.C'est l'art du faux, qui demande au décor de jouer à représenter, au temps de jouer à couler, au spectateur de jouer à croire, à l'acteur de jouer à être, art du mensonge autorisé, admis, d'un jeu où tout est feint, où tout le monde fait "comme si".
2. Le théâtre est le « pays du vrai » :
2.1 Examen de la citation : la vérité du c½ur.
♦ Il sert à montrer à des hommes ("dans la salle") ce que sont les hommes et ce qu'est l'être humain ("sur la scène") grâce à d'autres hommes, les comédiens, le metteur en scène, les machinistes ("dans les coulisses").Le théâtre [peut] exister sans maquillage, sans costume autonome ni scénographie, sans un lieu séparé de spectacle (scène), sans effets de lumière ou de sons, etc. Il ne peut pas exister sans la relation acteur/spectateur, sans la communion de perception directe, “vivant (Citation de Goethe
 : « Où trouve-t-on un meilleur abri contre l'ennui qu'au théâtre ? Où fait-on plus agréablement connaissance ? Les hommes sentent-ils jamais mieux leur fraternité que lorsque, suspendus aux lèvres d'un seul homme, ils sont enlevés, emportés par un sentiment commun ? ») Une des vérités humaines que le théâtre dévoile est le besoin qu'a l'homme de rêver, de s'échapper du réel, de fabriquer du faux et d'y croire (voir la télé-réalité aujourd'hui). Une autre réalité du théâtre est sa capacité à unir les hommes, à fonder, entre la scène, les coulisses et la salle, une communauté.
♦D'où la specificité de l'émotion théâtrale : quelques extraits que l'on peut exploiter
Paul Claudel, L'Echange.
"LECHY ELBERNON. Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre. Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est? 
MARTHE. Non. 
LECHY ELBERNON. Il y a la scène et la salle. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant. 
MARTHE. Quoi? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé? 
LECHY ELBERNON. Ils regardent le rideau de la scène, Et ce qu'il y a derrière quand il est levé. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai. 
MARTHE. Mais puisque ce n'est pas vrai! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort. 
LECHY ELBERNON. C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit. 
THOMAS POLLOCK NAGEOIRE. Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore, qu'est-ce que cela me fait ?",.

Louis Jouvet
 »Condamnés à expliquer le mystère de leur vie, les hommes ont inventé le théâtre. »

Peter Brook, « C'est de la vie sous une forme plus concentrée, plus courte, ramassée dans le temps et l'espace. ...Tout le problème est de savoir s'il y a cette étincelle, cette petite flamme qui s'allume et qui donne une intensité à ce moment ramassé, ou pas. ...au théâtre, d'une seconde à l'autre, le public peut être perdu... Le risque existe toujours, à chaque instant, que l'étincelle de vie disparaisse.
La seule justification de la forme théâtrale est la vie. »
♦ Si le théâtre n'est pas la réalité, il produit une émotion véritable, tout à fait particulière. Mais il cherche avec ses moyens propres à rendre compte d'une certaine vérité de la vie. Une vérité d'ailleurs qui peut déranger.
2.2 L'illusion au service d'une révélation, de la vérité
Citation de Picasso : « 
Nous savons tous que l'art n'est pas la vérité.
L'art est un mensonge qui nous fait comprendre la vérité; du moins, la vérité qu'il nous est donné de pouvoir comprendre. »
♦La révélation est souvent à la base de l'intrigue. Ex : Tartuffe, Molière. Devant les masques de Tartuffe et la crédulité d'Orgon, le spectateur s'interrogera sur sa propre naïveté, sur le jeu de la vérité dans les rapports humains. Il est intéressant de remarquer qu'avec Dom Juan et Tartuffe, Molière met en scène deux personnages « comédiens », masqués qui se plaisent à entretenir l'illusion dans un monde où « l'hypocrisie est un vice à la mode ». On pourrait penser qu'il fait en même temps le procès du théâtre où il est difficile de différencier l'apparence et le réel. Pourtant, les comédiens, à la fin, sont démasqués et la scène devient le lieu où la vérité est mise à nu. C'est précisément la dénonciation du déguisement, du mensonge, de la mauvaise foi que le public vient chercher dans ce « pays de l'irréel ». Ce paradoxe fait toute la richesse d'un genre qui, par nature, oscille entre durable et éphémère, réel et irréel.
♦ ex du théâtre dans le théâtre (cf Pirandhello)
♦ Une vérité qui n'est pas que celle du c½ur, de l'émotion. Elle peut toucher plusieurs niveaux ( Cf Préface de Ruy Blas et la lecture que Hugo fait de sa pièce)

♦ ex d'une vérité qui dérange : Tartuffe, Molière.
Pistes de conclusion :
Erasme, dans l'Eloge de la Folie:
"Effacer l'illusion, c'est détruire la pièce. C'est justement cette fiction et ce maquillage qui fascinent les spectateurs. Or toute la vie des mortels est-elle autre chose qu'une pièce de théâtre où chacun s'avance masqué et joue son rôle jusqu'à ce que le chorège l'invite à sortir de scène? Il fait d'ailleurs souvent jouer au même acteur des rôles opposés, et tel qui paraissait jouer sous la pourpre d'un roi, paraît maintenant sous les haillons d'un petit esclave. Certes tout est travesti mais la comédie de la vie ne se joue pas autrement".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 27 mai 2008 12:32

Hey ho hey ho on a du boulot XD

Travail à rendre pour
Le mercredi de la rentrée!






ECRIT EAF/ THEATRE : texte et représentation.


CORPUS :

TEXTE 1 Aulu Gelle ( vers 130 ap J.C) , Nuits Attiques, VI (traduction François Collard)
TEXTE 2 Diderot, Paradoxe sur le Comédien(1773)
TEXTE 3 : Valère Novarina, Lettre aux acteurs(1973)




QUESTIONS SUR LE CORPUS : 4 pts
1/ D'après ces textes, dites en quoi réside le paradoxe du comédien.



TRAVAIL D'ECRITURE : 16 pts
1/ Invention :
Composez un apologue mettant en lumière votre conception du métier de comédien de théâtre.
2/ Commentaire :
Vous ferez le commentaire du texte 3.
3/ Dissertation :
Victor Hugo a pu affirmer : « Le théâtre est le pays du faux, il y a du fard sur la joue, les arbres sont en carton, les bijoux sont en strass,.. le théâtre est le pays du vrai, il y a des c½urs sur la scène, il y a des c½urs dans les coulisses, il y a des c½urs dans la salle. »

TEXTE 1 Aulu Gelle ( vers 130 ap J.C) , Nuits Attiques, VI (traduction François Collard)

La mémorable histoire de l'acteur Polus

Il y avait en Grèce un acteur d'une très grande réputation, qui surpassait tous les autres par l'éclat et la beauté de son jeu et de sa diction. On dit qu'il s'appelait Polus, et il joua beaucoup les tragédies des poètes célèbres avec justesse et passion. La mort priva ce Polus d'un fils qu'il aimait énormément. Quand il pensa avoir porté ce deuil assez longtemps, il revint à la pratique de son art. A cette époque, pour jouer Électre de Sophocle, il devait porter une urne supposée contenir les restes d'Oreste. L'argument de cette pièce veut qu'Électre, portant les restes de son frère dans une urne, se lamente et déplore sa prétendue mort*. Donc Polus, revêtu du costume de deuil d'Électre, retira du tombeau l'urne contenant les restes de son fils et, l'embrassant comme si c'était celle d'Oreste, remplit tout le théâtre, non de simulacres et d'imitations, mais d'un chagrin et de lamentations authentiquement vécues. Ainsi donc, on crut voir jouer une pièce ; c'était une douleur véritable qui se jouait.


TEXTE 2 Diderot, Paradoxe sur le Comédien(1773)

LE PREMIER
[...] Si le comédien était sensible, de bonne foi lui serait-il permis de jouer deux fois de suite un même rôle avec la même chaleur et le même succès ? Très chaud à la première représentation, il serait épuisé et froid comme un marbre à la troisième.[...] Mais quoi ? dira-t-on, ces accents si plaintifs, si douloureux, que cette mère arrache du fond de ses entrailles, et dont les miennes sont si violemment secouées, ce n'est pas le sentiment actuel qui les produit, ce n'est pas le désespoir qui les inspire ? Nullement ; et la preuve, c'est qu'ils sont mesurés ; qu'ils font partie d'un système de déclamation ; que plus bas ou plus aigus d'une vingtième partie d'un quart de ton, ils sont faux ; qu'ils sont soumis à une loi d'unité ; qu'ils sont, comme dans l'harmonie, préparés et sauvés : qu'ils ne satisfont à toutes les conditions requises que par une longue étude ; que pour être poussés juste, ils ont été répétés cent fois, et que, malgré ces fréquentes répétitions, on les manque encore ; c'est qu'avant de dire : « Zaïre, vous pleurez ! »ou, « Vous y serez, ma fille »,l'acteur s'est longtemps écouté lui-même ; c'est qu'il s'écoute au moment où il vous trouble, et que tout son talent consiste non pas à sentir, comme vous le supposez, mais à rendre si scrupuleusement les signes extérieurs du sentiment que vous vous y trompez. [...] C'est vous qui remportez toutes ces impressions. L'acteur est las, et vous tristes ; c'est qu'il s'est démené sans rien sentir, et que vous avez senti sans vous démener. S'il en était autrement, la condition de comédien serait la plus malheureuse des conditions ; mais il n'est pas le personnage, il le joue et le joue si bien que vous le prenez pour tel : l'illusion n'est que pour vous ; il sait bien, lui, qu'il ne l'est pas.



TEXTE 3 : Valère Novarina, Lettre aux acteurs(1973)
Valère Novarina est un homme de théâtre contemporain, mais aussi un peintre. Le théâtre de Novarina, c'est d'abord la jouissance du langage, de l'invention, du jeu, de la surabondance verbale. Contre le langage précuit et prédigéré de la communication et de l'information, contre les idiomes technicistes, contre la respectabilité littéraire, cette oeuvre offre une ouverture et une respiration, elle restitue à la parole sa dimension sacrée.


J'écris par les oreilles. Pour les acteurs pneumatiques.
Les points, dans les vieux manuscrits arabes, sont marquée par des soleils respiratoires... Respirez, poumonez ! Poumoner, ça veut pas dire déplacer de l'air, gueuler, se gonfler, mais au contraire avoir une véritable économie respiratoire, user tout l'air quon prend, tout l'dépenser avant d'en reprendre, aller au bout du souffle, jusqu'à la constriction de l'asphyxie finale du point, du point de la phrase, du poing qu'on a au côté après la course.
Bouche, anus, sphincter. Muscles ronds fermant not'tube. L'ouverture et la fermeture de la parole. Attaquer net (des dents, des lèvres, de la bouche musclée) et finir net (air coupé). Arrêter net. Mâcher et manger le texte. Le spectateur aveugle doit entendre croquer et déglutir, se demander ce que ça mange, là-bas, sur ce plateau. Qu'est-ce qu'ils mangent ? Ils se mangent ? Mâcher ou avaler. Mastication, succion, déglutition. Des bouts de texte doivent être mordus, attaqués méchamment par les mangeuses (lèvres, dents) ; d'autres morceaux doivent être vite gobés, déglutis, engloutis, aspirés, avalés. Mange, gobe, mange, mâche, poumone sec, mâche, mastique, cannibale ! Aie, aie !...
Le spectateur vient voir l'acteur s'exécuter. Cette dépense inutile lui active la circulation des sangs, pénètre à neuf ses vieux circuits. Un spectacle n'est pas un bouquin, un tableau, un discours, mais une durée, une dure épreuve des sens : ça veut dire que ça dure, que ça fatigue, que c'est dur pour nos corps, tout ce boucan. Faut qu'ils en sortent, exténués, pris du fou-rire inextinguible et épatant.L'acteur n'est pas au centre il est le seul endroit où ça se passe et c'est tout. Chez lui que ça se passe et c'est tout. Pourvu qu'on cesse de lui faire prendre son corps pour un télégraphe intelligent à transmettre, de cervelle cultivée à cervelle policée, les signaux chics d'la mise en rond des gloses du jour. Pourvu qu'il travaille son corps dans l'centre. Qui se trouve quelque part. Dans l'comique. Dans les muscles du ventre. Dans les accentueurs-rythmiciens. Là d'où s'expulse la langue qui sort, dans l'endroit d'éjection, dans l'endroit d'l'expulsion de la parole, là d'où elle secoue le corps tout entier.[...]. Mettre son corps au travail. Et d'abord, matérialistement, renifler, mâcher, respirer le texte. C'est en partant des lettres, en butant sur les consonnes, en soufflant les voyelles, en mâchant, en mâchant ça fort, qu'on trouve comment ça se respire et comment c'est rythmé. Semble même que c'est en se dépensant violemment dans le texte, en y perdant souffle, qu'on trouve son rythme et sa respiration. Lecture profonde, toujours plus basse, plus proche du fond. Tuer, exténuer son corps premier pour trouver l'autre corps, autre respiration, autre économie - qui doit jouer. Le texte pour l'acteur une nourriture, un corps. Chercher la musculature de c'vieux cadavre imprimé, ses mouvements possibles, par où il veut bouger : le voir p'tit à p'tit s'ranimer quand on lui souffle dedans, refaire l'acte de faire le texte, le ré-écrire avec son corps.
Valère Novarina, Lettre aux acteurs

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 18 avril 2008 12:23

Feuilles BAC version définitive (sauf coquille pour ruy blas)


DESCRIPTIF DES TEXTES ET ACTIVITES Année 2007-2008 / Classe de première littéraire.
Lycée Van Gogh, 95 Ermont.
NOM : .............................................PRENOM : ....................................................

« Penser l'individu au temps de l'Humanisme »

OBJET D'ETUDE : UN MOUVEMENT LITTERAIRE ET CULTUREL ; L'HUMANISME

Dominante : histoire littéraire/Complémentaires : genres et registres ; argumentation.
Objectifs : enjeux du discours humaniste, variété des stratégies argumentatives / figure de lecteur / littérature engagée.








Groupement de textes
Lectures analytiques






1. Didier ERASME (1469 env.-1536)

Éloge de la Folie, LV (1511) de « Depuis longtemps je désirais vous parler » à « cet attirail de théâtre »

2. François RABELAIS (1494-1553)
Gargantua, Prologue 1534 . Jusqu'à « d'horrifiques mystères. »

3. Etienne de LA BOETIE, Discours de la servitude volontaire, ou Contr'un, 1549 ; pub.posthume, 1576 de « Pauvres gens et misérable » à « et se rompre. »

4. Michel Eyquem MONTAIGNE (1533-1592), Essais (I, chap.31), « Des Cannibales », 1580. De « Ils ont leur guerre contre les nations » à « après qu'il est trépassé »

5. Bernard PALISSY (1510 env.-1590)
Discours admirables des eaux et fontaines (1580)
Avertissement au lecteur. De « Ami lecteur » à « sans avoir lu les livres latins des philosophes. »



Documents
complémentaires

- Mises en image :
* Antonelle de MESSINE (1430-1479) : Saint Jérôme dans son cabinet de lecture.
* Collection Palettes : L'Invention de la perspective.
* Albert DURER, Melancholia (1519).

Lectures cursives au choix - DUMAS : La Reine Margot (1845)
- CARRIERE: La Controverse de Valladolid. (1992)
- RUFFIN: Rouge Brésil (2001)






« La question du bonheur au siècle des Lumières. »

OBJET D'ETUDE : CONVAINCRE, PERSUADER, DELIBERER
Dominante : argumentation/ Complémentaires : histoire littéraire ; genres et registres
Objectifs : formes , enjeux et limites du récit argumentatif ; autres formes ; valeurs du Siècle des Lumières ; figures de l'écrivain ; délibération avec le lecteur.








Groupement de textes
Lectures analytiques

6. MONTESQUIEU (1685-1755) , Lettres persanes (1721) , Lettre 12. Du début jusqu'à « qu'ils l'avaient été eux-mêmes »

7. Denis DIDEROT (1713-1784), Le Neveu de Rameau (1762). Publication 1821). De « Mais à votre compte » à « de le paraître »

8. Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), Les Confessions, livre VI (1765-1770 ; publication posthume 1782). De « Ici commence » à « malgré mes malheurs ».

9. Emilie du CHATELET (1706-1749) , Discours sur le bonheur, (réd.1746 ; pub.1779). De « J'ai dit que plus notre bonheur » à « réellement à son bonheur ».

10. François Marie Arouet VOLTAIRE (1694-1778) , Histoire d'un bon bramin (1759).





Documents complémentaires




- Autour de l'apologue :
* LA FONTAINE , Fables, Les Membres et l'Estomac.
* D'HOLBACH, Le Bon Sens (1772).

- Sur la question du bonheur :
* PASCAL , Pensées (1670)
* VOLTAIRE, Le Mondain (1736) ; Poème sur le désastre de Lisbonne (1756)
* CAMUS, avant-dernier chapitre de La Peste (1947)
* SAINT EXUPERY, Citadelle (1944)

Lectures cursives
- ROUSSEAU : Les Confessions, Livre I à IV ; Les Rêveries du promeneur solitaire (1782), Cinquième promenade.

- VOLTAIRE : Zadig (1747).





« Madame Bovary, c'est moi ! »

OBJET D'ETUDE : LE ROMAN ET SES PERSONNAGES, VISION DE L'HOMME ET DU MONDE

Dominante : genres et registre/ Complémentaires : argumentation et effets sur le destinataire ; histoire littéraire
Objectifs : les techniques narratives au service de la composition d'un personnage ; un topos (fenêtre) ; le bovarysme ; la visée argumentative ; la relation de Flaubert à ses personnages ; modernité d'Emma.

Oeuvre intégrale
Lectures analytiques






Gustave FLAUBERT(1821-1880) : Mme Bovary (1857).
Edition de référence : classique & cie, Hatier.




11. Première partie, chap. VII. De « Elle commençait par regarder » à « Comme c'était loin ! »

12. Deuxième partie, chap. II (p.105-106). De « -Ma femme ne s'en occupe guère » à « Yonville et les alentours. »

13. Deuxième partie, chap.VII (p.157-158). De « - Elle est fort gentille ! » à « une motte de terre devant lui. »

14. Deuxième partie, chap.XIII (p.241-242). De « Emma poussa la porte et entra » à « il fallut se mettre à table. »

15. Troisième partie, chap.XI (p.397-398). De « Cependant il étouffait » à « amabilem conjugem calcas, qui fut adopté. »






Documents complé-mentaires


- Autour de l'½uvre :
* Extraits du procès : plaidoyer & réquisitoire
* Genèse du roman : Lettres à Louise Colet.
* Réécriture cinématographique : film de CHABROL / entretien avec I.Huppert.

- Topos de la mélancolie : corpus de tableaux allégoriques.

- Sur la question des personnages :
HUET, Traité de l'origine des romans (1670)/ FURETIÈRE, Le Roman bourgeois(1666) / BALZAC, Avant-propos de la Comédie humaine/ MAUPASSANT, Pierre et Jean, Préface (1887) / ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, Préface, (1932)/ MAURIAC, Le Romancier et ses personnages (1933) / SARTRE, M. François Mauriac et la liberté, (1947)/ SARRAUTE, L'Ere du soupçon, (1956)
- Condition des femmes au XIX ème :
D'AGOULT Essai sur la liberté (1847)/ MAUPASSANT), Une Vie (1883)
- Personnages féminins reflets d'une esthétique romanesque et d'une condition.
Mme de Lafayette La Princesse de Clèves (1678) / Balzac La fille de trente ans (1842) / Sarraute Le Planétarium (1856).


Lectures cursives (au choix) - MARTIN DU GARD : Les Thibault (t.I) / STYRON : Le Choix de Sophie / DUBOIS : Une vie française



« Abel et Caïn : réécrire un personnage biblique »

OBJET D'ETUDE : LES REECRITURES
Dominante : intertextualité /Complémentaires : genres et registres/ argumentation/histoire littéraire.
Objectifs : enjeux des réécritures ; visée argumentative ; figures du poète.





Groupement de textes
Lectures analytiques






16. Victor HUGO (1802-1885), La Légende des siècles (1859), La conscience.

17. Charles BAUDELAIRE (1821-1867), Les Fleurs du Mal (1857) , Abel et Caïn.

18. Lecomte de Lisle (1818-1894) , Poèmes Barbares, Qaïn de « O Eden ! toi le plus doux » à « c½ur viril ».

19. Gérard de NERVAL (1808-1855), Les Chimères ( 1854) , Anteros.


Documents complémentaires








- Sur le personnage de Caïn :

* Extrait de la Génèse.
* BYRON, Caïn.

- Corpus autour de Don Juan :

* DE MOLINA, L'abuseur de Séville et l'invité de pierre (1630)
* MOLIERE, Don Juan (1665)
* D'AUREVILLY, Les Diaboliques « Le plus bel amour de Don Juan (1874)
* VERLAINE, Jadis et Naguère, Don Juan pipé.
* TOURNIER, Don Juan et Casanova (1994)


Lectures cursives






- BAUCHAU : Antigone (1997)





« Les personnages dans un drame romantique. »

OBJET D'ETUDE : LE THEATRE, TEXTE ET REPRESENTATIONS
Dominante : genres et registre. / Complémentaires : histoire littéraire ; mouvement littéraire et culturel ; argumenter et délibérer.

Objectifs : enjeux d'une écriture dramatique : le drame romantique ; variété des registres; les ressorts et la spécificité de l'écriture pour la scène ; fonctions de l'espace-temps ; le héros romantique ; étude d'un topos du Romantisme (le double) ; la mise en scène comme réécriture.

¼UVRE INTEGRALE

VICTOR HUGO, Ruy Blas (1838).

Lectures analytiques



20. Acte I, sc.1 ( jusqu'à v.46).

21. Acte II, sc.2 (v.753 à la fin).

22. Acte III, sc.4 (en entier).

23. Acte IV, sc.3 ( jusqu'à v.1716).

24. Acte V, sc.4 (en entier).







Documents complémentaires







- Sur l'esthétique du drame :
* HUGO, Préfaces de : Cromwell, Ruy Blas, Hernani, Marie Tudor.
- Sur la polémique autour du drame romantique : GAUTIER, Victor Hugo.

- Sur mise en scène :
* Montage dossiers de presse autour de plusieurs mises en scène.
* Ruy Blas, mise en scène par J.Weber + diaporama autres mises en scène
* Pirandhello, Six personnages en quête d'auteur, mise en scène Demarcy Motta

- Des comédiennes et le personnage de Phèdre.

- Corpus autour du comédien :
* GELLE, Nuits attiques, VI.
* DIDEROT, Paradoxe sur le comédien (1830).
* NOVARINA, Lettre aux acteurs (1989)


Lectures cursives (au choix)
- MUSSET : On ne badine pas avec l'amour (1861).
- PIRANDHELLO : Six personnages en quête d'auteur (1921).



« Une écriture poétique contemporaine. »

OBJET D'ETUDE : LA POESIE
Dominante : genres et registre. / Complémentaires : histoire littéraire.

Objectifs : spécificité d'une écriture / modernité de la poésie lyrique.

¼UVRE INTEGRALE


PHILIPPE JACCOTTET ( 1925-...)
L'Effraie (1946-1950)
(Poésie 1946-1967/ éd.Poésie/Gallimard)

Lectures analytiques



25. « La nuit est une grande cité endormie »

26. « Sois tranquille, cela viendra !(...) »

27. Les Eaux et les Forêts ( intégral)






Documents complémentaires












- Entretiens avec P.Jaccottet.

- Autour de la poésie lyrique :
* RONSARD, SCEVE, LABE
* VERLAINE (Mon rêve familier), DESNOS (J'ai tant rêvé de toi), ELUARD (La Dame de carreau), ROY ( Tant)

- Autour de la poésie engagée :
* D'AUBIGNE, Les Tragiques
* VOLTAIRE, Poème sur le désastre de Lisbonne
* DESNOS/ ARAGON

Lectures cursives (au choix)
Trois poèmes de son choix, pris dans le manuel de littérature illustrant une fonction particulière de l'écriture poétique.









« Je est un autre. »

OBJET D'ETUDE : L'AUTOBIOGRAPHIE

Dominante : genres et registre. / Complémentaires : histoire littéraire/ argumentation/ intertextualité/réécriture.

Objectifs : écriture du désir et désir de l'écriture / auto fiction/ posture de l'écrivain-personnage / enjeux de l'écriture de soi


¼UVRE INTEGRALE


MARGUERITE DURAS
L'Amant (1984)
(Les éditions de Minuit)
Lectures analytiques


28. (p.9-p.11) jusqu'à « pas de renouveau ».

29. (p.54-55) : de « Je lui dis de venir » à « dans la force du désir. »

30. (p.92-93) : de « Je la vois comme étant de la même chair » à « une fois le fleuve traversé. »

31. (p.115-116) : de « De temps en temps ma mère décrète » à « Elle aura oublié ».







Documents complémentaires








- Autour de M.Duras :

* Extraits Barrage contre le Pacifique/ Amant de la Chine du Nord.
* Apostrophe : M .Duras et B.Pivot.
* Cet Amour-là : Film de R.Dahan.

- Sur les enjeux de l'écriture de soi :

* corpus rendant compte des principaux pactes de lecture, de la finalité et des principales difficultés de l'écriture autobiographique.
Lectures cursives (au choix) -G.Bouillet : Rapport sur moi.
- H.Guibert : Le Protocole compassionnel.


CE DESCRIPTIF COMPREND 7 SÉQUENCES.
Fait à Ermont le,

LE PROFESSEUR LE CHEF D'ETABLISSEMENT



ps: la version ici n'a pas la même présentation sous forme de tableau que cazaban m'a envoyé si vous la voulez laissez une adresse pour l'envoyer. (mais tout y est ici, il n'y a que la présentation qui change).
# Posté le mercredi 19 mars 2008 07:44
Modifié le jeudi 15 mai 2008 06:48